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Livres

[EPUISE] La Compagnie Abel. Maquis du Vercors. 1943-1944

Depuis la Libération, des dizaines de travaux ont été consacrés à l'histoire du maquis du Vercors. Témoignages de Résistants, récits d'historiens, thèses et mémoires universitaires, articles… se sont attachés à témoigner, à relater et à étudier les engagements des maquisards, les combats, les massacres. Mais bien peu a été écrit sur l'une des composantes importantes du maquis du Vercors, les compagnies dites "civiles" ou "sédentaires". Représentant pourtant plus d’un tiers des maquisards du Vercors, ces compagnies ont été formées clandestinement dans la Drôme et dans l'Isère à partir de l'été 1943 en vue d'être mobilisées le jour J.

Après des mois d'action résistante, de recrutement, de sabotages, de réceptions de parachutages d'armes, de confection de faux papiers, d'aide aux réfractaires au STO, de recueil de renseignements, quittant famille, usine, ferme, bureau ou magasin, ces hommes ont rejoint avec enthousiasme le maquis du Vercors le 9 juin 1944. Ils s'organiseront, s'armeront, rempliront leurs missions, combattront et participeront à la libération du pays. Beaucoup tomberont au combat ou sous les balles des pelotons d'exécution allemands.

L'Association Nationale des Pionniers et Combattants Volontaires du Vercors consacre un numéro spécial de son bulletin à l'une de ces compagnies, la compagnie Abel. Formée dans la Drôme, à Romans-sur-Isère et à Bourg-de-Péage, elle aura pour mission dans le Vercors la défense de la vallée de la Bourne. Fruit du recueil de témoignages d'anciens maquisards et de l'exploitation de nombreuses archives, cet historique inédit rédigé par Maurice Bleicher, fils de maquisard du Vercors, relate l'engagement de centaines d'hommes pour la libération de la France pendant ces quelques mois de 1943 et 1944 qui furent certainement les plus intenses de leur vie.

72 pages, plus de 160 photos en couleurs et noir et blanc, 9 cartes.
Prix : 15 euros + frais de port 

Collectif : Rencontres avec Violette Maurice

Editions Tiresias, 2012.

L'idée d'un ouvrage sur Violette Maurice est née d'une rencontre avec Miarka (Denise Vernay) qui souhaitait faire connaître cette personnalité extraordinaire, cette femme d'exception. 

Violette, personnalité double : femme d'action et poète. Femme d'action entrée dans la Résistance dès l'automne 1940, alors qu'elle n'a que vingt et un ans. Elle crée le mouvement et le journal 93. Arrêtée avec son père, Robert Maurice, en octobre 1943, elle est déportée à Ravensbrück où elle parvient à résister à l'enfer du camp, grâce à l'amitié et à la poésie (pour Violette Maurice, la poésie est un acte de résistance). Elle refuse d'y travailler pour l'ennemi. 

Au retour, après la convalescence d'une diphtérie contractée au camp et une lente réadaptation à la vie, Violette retrouve Léon Boquin (revenu du camp de Rawa-Ruska, en Ukraine), rencontré avant la guerre aux Eclaireurs de France : elle l'épouse en 1947. 

En réalité, témoigner est un acte difficile, pour Violette Maurice comme pour tous les déportés. Le récit des horreurs du camp reflète en négatif la vie de ceux qui ont profité de l'Occupation, qui ont suivi Pétain, et qui ne voulaient pas entendre les déportés pour ne pas se voir eux-mêmes. Il est aussi très pénible de raconter des expériences douloureuses et terribles que le commun des mortels ne peut que très imparfaitement comprendre. 

Après la guerre, Violette Maurice se consacre aussi à la protection de l'enfance malheureuse, appuie le désir d'indépendance des ALgériens, donne des cours de promotion sociale auprès d'adultes... Par la suite, après avoir été membre de l'Associaiton des Droits de l'Homme, après avoir adhéré et participé au travail de la LICA, elle devient présidente régionale de la Ligue contre le Racisme et l'Antisémitisme de 1977 à 1983.

Parallèlement, toujours fidèle à ses amis de Résistance et de Déportation, elle collabore à l'ADIR (Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance), vice-présidente de l'UNADIF (Union nationale des associations de déportés, internés et familles de disparus) dans le département....

A partir de 1984, outre son témoignage de résistante déportée, Violette Maurice se consacre à l'écriture de la poésie...

PRIX : 18,20 euros + 4 euros de frais de port

Raymond Zerline : Citoyens de l'ombre

L’auteur, Résistant durant toute la durée de l’occupation, nous livre ici un tableau, parfois provocateur, très souvent inédit, des principaux évènements qui ont marqué ces quatre années. Pour nous plonger dans la France occupée, il nous prête à lire et à entendre ce que lisaient et entendaient les Français, par des extraits de la presse clandestine et des quotidiens de l’époque, des extraits d’émissions radiophoniques de Paris, de Londres ou même de Moscou, des extraits de discours. Nous percevons les mille et mille difficultés quotidiennes auxquelles chacun, même différemment, était confronté. Vu ainsi le comportement des Français s’éclaire d’un jour nouveau. Des portraits nous sont présentés, dont celui, inattendu, du général de Gaulle ou de Pétain qui s’interroge sur son comportement. Nous découvrons un parti communiste peu connu. Concernant l’arrestation de Jean Moulin, des faits sont mis en lumière, qui n’auraient pas dû être. Nous comprenons ce qui a empêché des Résistants déportés de nous dire leur subi et nous touchons du doigt ce que ressentaient les Juifs marqués de l’étoile jaune. Avec l’auteur, nous pénétrons dans les méandres de l’armée de l’ombre, dans les mécanismes de sa naissance, dans son pourquoi et son comment, dans les motivations des Résistantes et des Résistants. Nous assistons aux combats des maquis, à l’odyssée de la France Libre, à la complexité de la Libération, parfois accompagnée d’excès, mais qui assura le retour progressif de la France à ses lois républicaines. Un livre d’histoire, de témoignage, de réflexion aussi sur la guerre et la paix, la dictature et la démocratie, le racisme et la fraternité, l’égoïsme et la citoyenneté, le mal et le bien, réflexion menée par un va-et-vient entre ce que pensait l’auteur à cette époque et ce qu’il pense aujourd’hui. Plus qu’un simple livre. Une grande leçon d’amour et d’espoir nous est offerte dans un style parfois digne d’un roman où l’humour ne manque pas.

PRIX : 28 euros +  6 euros frais de port

Philippe Castetbon : Ici est tombé, paroles sur la libération de Paris, août 1944.

Au travers ces pages nous suivons la vie et la mort de 26 hommes tombés sous les balles allemandes les jours de l'Insurrection parisienne en août 1944. Tous ces portraits racontés au présent comme une poignée de rêves nous content Paris libéré. Cet ouvrage peut aussi être lu comme une quête de vérité, l'auteur donne une image à celui qui est tombé, grâce à une enquête minutieuse et rudement menée où le témoin a été, après bien des péripéties, déniché, car caché dans l'ombre de douleurs tues. Cette personne retrouvée a connu celui qui est tombé, elle peut nous parler enfin et l'auteur lui permet de nous raconter comment est mort soit son ami, son frère, son père, son jumeau... et de nous dire le hier et l'instant vécus de ce héros d'un jour. Philippe Castetbon nous tient la main pour nous guider dans ce labyrinthe de vie, mais aussi de mort, de mémoire, de fraternité, d'amour, de deuil à jamais éteint et qui comme une fulgurance lumineuse passe sous nos yeux et éclaire un pan d'une histoire tombée quelque peu dans les oubliettes du quotidien. Dans sa préface, le maire de Paris Bertrand Delanoë, nous dit : " Honorer leur mémoire, raconter leur histoire, mettre un visage sur ces noms, tel est le très beau projet de cet ouvrage ". Ce projet est devenu pour notre bonheur une réalité palpable. Les photos offrent une compagnie à ces paroles dites souvent pour l'unique et première fois. Travail admirable de patience, ces histoires nous tiennent en haleine du début à la fin et nous donnent, quand le mot fin vient sous nos yeux, la curiosité d'aller à notre tour découvrir ces paroles d'amour, de liberté, de fraternité, de luttes et de gloire gravées sur le marbre de ces murs au coin de rues de notre Paris.

Photographies François Rousseau, préface Bertrand Delanoë. 2004.

 

Prix : 25 euros + frais de port

Haïm Gouri : Face à la cage de verre.

Il ne saurait y avoir de culpabilité du moment qu'il n'y a pas de responsabilité. Responsabilité? Culpabilité? Haïm Gouri est le grand témoin, face à la cage de verre, du procès de Eichmann qui est l'un des grands responsables de l'extermination de 6 millions de Juifs. Ce procès exemplaire boulversa le monde entier. Il permit à Israël et à nos contemporains de prendre conscience de ce que fut le génocide du peuple juif en Europe et de la barbarie de l'Etat hitlérien. Le procès d'Adolf Karl Eichmann se déroule à Jérusalem d'avril à décembre 1961. Eichmann, nommé en 1941 chef de la section IV B4 de l'Office central de sécurité du Reich chargée de la "solution finale du problème juif". Responsabilité? Culpabilité? Dans sa préface, Alain Finkielkraut écrit : "Ce qui se découvre à Haïm Gouri est invraisemblable et cette invraisemblance du vrai est encore accentuée par le contraste entre l'ampleur du crime commis et la personnalité si grise de celui que les nazis, impressionnés par ses performances, appelaient le Meister." Les quarante mille mots des cent onze témoins, le contre-interrogatoire, le réquisitoire rebondissent sur les parois de la cage de verre où trône, impavide, Adolf Karl Eichmann. Du meurtre d'un jeune Juif dans une cerisaie à la déportation des enfants de Drancy, de la "passivité" des Juifs à la "complicité" des Alliés, du fondement des lois à la nature de la conscience et de la liberté humaines, ce procès a posé toutes les questions et reste notre actualité.

 

Prix : 19 euros + frais de port

Caroline Langlois, Michel Reynaud : Elles et Eux de la Résistance.

Suivi de Le poète, l’âtre ou la forge de Michel Reynaud. 2003. 

Apprendre la vie comme un désespoir qui te lasse et pourtant ne t'empêche pas de marcher. Prendre une poignée de noms de femmes, d'hommes, y mettre un visage, des traits, des combats, des espoirs et des désillusions avec des mots. Faire un état de vie dans un moment ô combien particulier, écrire, écouter, lire : voilà ce qu'ici en lieu et livre, nous avons voulu esquisser. Faire témoigner sur un choix qui remonte à presque 70 ans, temps de leur jeunesse, était une folle gageure; laisser parler leur mémoire sur l'action de cet instant, à chaque coup héroïque, était une force. Sans a priori, nous sommes allés à leur rencontre, écouter leur histoire et leur aventure. Instant utile, époque où des jeunes garçons ou filles pouvaient se targuer d'un " sel de la terre ". Pourquoi, au début de ce XXIe siècle, parler de Résistance? D'abord, comme ces témoins le disent eux-mêmes, " bientôt ils ne seront plus là ". Puis, en ces temps incertains, la quête du sens de la vie est récurrente c'est celle d'un nouvel enjeu citoyen de notre actualité. Elles et Eux ont fait un unique choix : résister. Peut-être ont-ils été insouciants au début, mais très vite ils prirent conscience de leur engagement. C'est, dit-on, " plus facile de mourir à 18 ans." Or, comme la mer lentement se retire et laisse sur la plage toutes sortes de souvenirs, témoignant, après tout, simplement de son passage, nous avons essayé de réunir des mémoires, ici, Elles et Eux sont 28, non pas comme des fossiles, mais comme une vérité vivante et républicaine. Ce récit est suivi d'une pertinente analyse sur la poésie et son rôle en Résistance.

Prix : 25 euros + frais de port

Caroline Langlois, Michel Reynaud : Elles et Eux de la Déportation.

Trente et un portraits de femmes et d'hommes déportés par les nazis.
Déportés des conséquences de leur choix : ne pas se soumettre, ou par leur engagement : résistants, politiques, ou encore parce que juif... mais aussi enfant né à Ravensbrück par la volonté farouche et maternelle de femmes solidaires, compagnes de misère qui voulurent que la Vie soit et se perpétue. Elles et Eux se sont trouvés en prison, dans les camps d'internement, dans les camps de concentration ou d'extermination, et ils essayent d'expliquer tant bien que mal l'avant, le pendant, le retour, mais l'après surtout et leur implication citoyenne, caritative, politique...
dans la société, ou encore leur fuite, leur errance à la recherche d'un monde perdu. Nombre ne se reconnaissent plus dans leur cher pays et s'efforcent de rester muets pour ne pas déranger, pour ne pas paraître raconter l'impensable, mais tous essaient dans leur nouvelle vie une réinsertion honorable. Nulle expérience n'est identique, mais la même obsédante question pour eux tous persistera : suis-je revenu(e) des camps de la mort ? Il faut les écouter, les lire sans crainte ni pitié et partager.
Leur histoire, leur expérience, leur espoir nous sont précieux. Elles ou ils ont gardé un idéal : vivre et espérer encore en l'Homme. Qu'ils ou elles soient devenus ministre, ambassadeur, docteur, fonctionnaire, enseignant, ouvrier, commerçant, ils se sont engagés dans des combats d'humanité, de mémoire et d'espoir et scrutent scrupuleusement les possibles relents de la bête immonde. Elles et Eux doivent prendre place parmi nous avant leur définitif départ, c'est le pari que se sont donné les auteurs, afin qu'ils laissent plus qu'une empreinte, une Mémoire dans notre monde tragique. 

 

Prix : 24 euros + frais de port

Amicale de Neuengamme : Neuengamme, camp de concentration.

Ces pages relatent la genèse, l’historique et le vécu de ce camp mais aussi pour la première fois analyse le concept et la marche d’un camp de concentration en utilisant les références d ‘urbanisme. Pour la première fois grâce à des plans d’architecture en couleur la procédure concentrationnaire est expliquée dans son urbanité. Dans ce camp il y eut 55 000 victimes sans oublier la tragédie de Lubbeck ou des avions alliés à la libération du camp bombardèrent plusieurs navires dont la quasi-totalité de ses occupants étaient des déportés qui venaient d’être libérés, nombre périrent dans cette horrible « méprise ». Dès lors, ils se sentent porteurs d’une dette à l’égard de tant de camarades qui ne sont pas rentrés. Au monde qu’ils ont trouvé à leur retour, ils n’appartenaient plus tout à fait : ils dérangeaient, « on » voulait vivre et oublier la guerre et ses horreurs. Leur parole n’a pas toujours été entendue. Pourtant, depuis plus de soixante ans, inlassablement, ils nous redisent ce qui s’est passé derrière les barbelés des camps. Dès 1945, les déportés de Neuengamme, réunis en Amicale, se sont donné une mission qu’ils ont inscrite dans leurs statuts, créer une commission d’histoire pour faire connaître l’histoire du Camp. Ce livre est l’aboutissement du travail de mémoire de l’Amicale. La gestation fut longue, il a été enfanté dans la douleur. Soixante ans après, il nous livre la parole des témoins, « nos semblables, nos frères », de tous âges, de toutes conditions. C’est à un voyage initiatique que nous vous convions aujourd’hui, à travers ces magnifiques documents. Depuis leur retour des camps, les déportés n’ont cessé de se poser cette question sans réponse : « pourquoi suis-je revenu et pourquoi pas les autres ? » Parution : 2010 | ISBN : 9782915293647 | 600 pages | 16 x 24 relié cousu, dos arrondi, tranchefile rouge | 

Prix : 33 € + frais de port

Claude Bessone : Bil Spira, de Vienne-la-Rouge aux camps d’internements français, caricatures, dessins… 1932-1942

Préface de Serge Klarsfeld, avant-propos de Marie-José Chombart de Lauwe. 2011.

Prix : 18 euros + frais de port

Jean-Marie Winkler : Lieu d’assassinat, mots, silences, images, Hartheim, Haute-Autriche.

Préface de Corinna Coulmas. 2011. 

 

Prix : 18 euros + frais de port

Daniel Simon : La Carrière de Mauthausen.

Ce livre investit un lieu très circonscrit : la carrière de granit qui jouxte le camp nazi de Mauthausen, en Autriche. Le site industriel détermina l'implantation du camp et en fut l'un des chantiers les plus tragiques.

Déambuler dans un espace désaffecté depuis soixante-cinq ans n'a pas pour objet de servir la connaissance historique. Les postures mémorielles méritent analyse : le site passe pour l'un des plus éloquents de la galaxie concentrationnaire nazie - que le sinistre « escalier de la mort » emblématise. Assembler des fragments de récits de rescapés, interroger des photos SS, le discours historique, la rémanence de l'exploitation de la carrière dans le tissu local, la symbolique du granit : autant de repères qui attestent que le site s'est inscrit dans notre culture, ambiguïtés et contradictions incluses - tel cet extravagant concert voulu en 2000, sur le site, par les autorités autrichiennes.

Les exigences et les productions de la mémoire sont subjectives et contingentes. Pour autant, les représentations qu'elles projettent font partie du sens et, à ce titre, interpellent les sciences sociales - au-delà de l'histoire stricto sensu. Cette conviction, qui n'est pas universellement admise, tend l'écriture de ce livre, s'il le faut, jusqu'au pamphlet.

 

Parution : 2010 | ISBN : 9782915293609 | 96 pages | 14 x 22 

 

Prix : 10   + frais de port

 

 

Jean-Marie Winkler : Gazage de concentrationnaires au château de Hartheim, en Haute-Autriche 1941-1945

Au château d'Hartheim, non loin de Mauthausen, en Haute-Autriche, les nazis tuent au monoxyde de carbone, dès 1940. Les nazis font procéder à partir de la fin 1939, sur le territoire du Reich, à l'enregistrement puis à la sélection des handicapés et des malades, déclarés « bouches inutiles » ou « indignes de vivre ». Le centre d'euthanasie nationale-socialiste est implanté au château d'Hartheim qui devient un lieu d'assassinat planifié d'handicapés, avec la construction d'une chambre à gaz et d'un crématoire. À partir de 1941, les assassinats des handicapés furent officiellement suspendus, et les installations de gazage mises au service du système concentrationnaire, les nouveaux assassinats apparaissant, dans les registres des camps, comme morts « spéciales », désignées sous le code « 14f13 ». Les autocars fantômes amènent à Hartheim, cette fois, des concentrationnaires. Les « experts » formés à Hartheim sont choisis pour diriger des camps d'extermination comme Belzec, Sobibor et Treblinka, cela prouverait qu'il s'agissait bien là de l' « école des meurtriers » (Simon Wiesenthal), de la première étape vers ce que l'on désigne, en janvier 1942, comme « solution finale ».

En 1999 pour transformer le château d'Hartheim en mémorial, on a exhumé des cendres contenant de restes humains. Et on y a aussi retrouvé des plaques matricules, en fer blanc, des camps de Mauthausen et de Gusen, parmi lesquelles un certain nombre correspond aux listes des transports pour le prétendu « sanatorium de Dachau ». Quelle que soit la méthode choisie, toute tentative scientifique visant à mettre en lumière ne fût-ce qu'une parcelle de cette réalité historique est une victoire de l'esprit sur l'extermination, au service de la vérité.

Ouvrage relié, couverture dure, nombreuses illustrations, intérieur en quadri.

Parution : 2010 | ISBN : 9782915293623 | 384 pages | 22 x 27 

 

Prix : 30 € + frais de port

 

 

Grégoire Georges-Picot : L’innocence et la ruse, des étrangers dans la Résistance en Provence, 40-44.

Nombreuses participations inédites de résistants étrangers et provençaux, ces bataillons de l'Ombre qui permirent par le combat que la France redevienne libre. Une abondante iconographie (près de 80 photos). 2011. 

Prix : 20 euros + frais de port

Michel Reynaud : L'enfant de la rue et la dame du siècle. Entretiens inédits avec Germaine Tillion.

Madame Germaine Tillion nous a quittés en mai 2008 à l'âge de 101 ans, mais elle nous a caché longtemps que dans sa maison de Bretagne, elle avait eu grand plaisir, entre autres, à recevoir et à converser avec Michel Reynaud. Ces enregistrements se poursuivirent longtemps et aussi dans sa maison de Saint Mandé. Préparer, faire comme sa propre biographie et, laisser une trace différente. Dû les rapports exceptionnels et rares qu'elle a eus et entretenus avec l'auteur-éditeur (il a publié plusieurs ouvrages et en quelque sorte a relancé son œuvre et sa place exceptionnelle dans le monde du livre). Sa volonté de faire paraître ses entretiens qu'après sa disparition plus comme une empreinte, un testament littéraire. Les éditions Tirésias ont décidé qu'il était temps d'offrir au lecteur ces entretiens jamais à ce jour publiés.    Grande dame du siècle, Germaine Tillion, née en 1907, traverse l'histoire et y met son grain de sable pour empêcher les hordes hitlériennes d'envahir le monde et d'imposer le pouvoir de la force contre la raison ou pour empêcher l'État de broyer les proscrits, de torturer et d'exécuter impunément, pour empêcher les combattants du FLN de tuer aveuglément, pour promouvoir l'éducation pour tous, et donner le statut d'étudiant aux prisonniers. Infatigable et fragile, sa silhouette frêle se dresse contre les injustices comme un géant qui ferait rempart de son corps. Elle est le rempart contre la détresse et le désespoir, elle sait que résister c'est avant tout rester debout et vivre, se moquer de soi, tirer leçon de l'épanouissement de la moindre fleur dans les cendres du camp. Toute sa vie, elle sera fidèle à son intuition de sa propre dérision comme preuve d'énergie. Germaine Tillion prend par la main son ami des mots, son ami écrivain et poète et l'entraîne dans la folle épopée de ses colères et de ses émois. Un enfant de la rue, Michel Reynaud a pour habitude de dire qu'il est un enfant sans mémoire, c'est pour cela qu'il soigne si bien celles des autres, de nos valeurs humaines. Résistance, déportation, exil, sont ses engagements, recherches, combats. Quoi de plus naturel, en poursuivant les ombres de l'histoire, ceux dont jamais on ne parle, que ses pas croisent et se mêlent à ceux d'une grande Dame qui a traversé, non construit au corps à corps, notre histoire de sa marche têtue.    Nous vous proposons d'entrer dans l'intimité de la grande Dame et de son ami, l'enfant des rues, que rien ne disposait à une rencontre, mais qui pourtant ont su trouver le chemin l'un de l'autre pour partager notre siècle et apprendre l'humilité dans ce dédale des « Grands de l'Histoire ». Entre un déjeuner préparé par elle et la promenade du chien, nous allons de l'un à l'autre pour savoir, les courages et les défilades des hommes. Une rencontre exceptionnelle entre Histoire et intimité, de et par deux êtres qui n'auraient jamais dû se croiser, si ce n'était l'alchimie du destin, de la littérature sinon de la poésie et qui sont devenus dans un grand respect, la complicité et l'alliance de l'intelligence et de l'action et du verbe.    Vous y découvrirez de nombreux textes et documents inédits.  (Véronique Olivares) 

Prix : 25 euros + frais de port

 

Cédric Gruat : Hitler à Paris, juin 1940.

En juin 1940, Adolf Hitler est à Paris. Les images tournées alors par la propagande allemande, suite de clichés réalisés à l’Opéra, à la Madeleine ou sur l’esplanade du Trocadéro, le montrent allant de monuments en lieux emblématiques dans une ville presque déserte. Contre toute attente et seulement quelques jours après la signature de l’armistice et le début de l’Occupation, le chef de l’Allemagne nazie ne vient pas célébrer sa victoire militaire sur la France, mais visiter en touriste incognito la Ville lumière pour la seule et unique fois de sa vie. Que sait-on au juste de cette visite et des raisons de cette pérégrination ? À quelle stratégie répond-elle ? Que se cache derrière ces images d’un Hitler se présentant sous les traits d’un amoureux de l’art et de la culture ? C’est à ces diverses interrogations que l’auteur de ces pages tente de répondre sous la forme d’un essai critique. À travers une mise à nue sans concession, Cédric Gruat désarticule et « désarchitecture » la visite de ce peintre raté dans cette ville unique qui incarne pour lui l’âme de la vie artistique. Levant le voile sur les mystères et les flous entourant cette véritable « traversée » de Paris, il en montre les enjeux symboliques et propagandistes au-delà du récit traditionnel qui en est généralement fait. Et révèle la stratégie du dictateur allemand, alors obsédé par la fabrication de son mythe.. Parution : 2010 | ISBN : 9782915293623 | 192 pages (photos extraites du film de la visite de Hitler à Paris) | 14 x 22

 

INDISPONIBLE

Imprimeurs et éditeurs dans la Résistance (2010)

Sous la direction de Laurence Thibault
Préface de Raymond Aubrac

La presse clandestine est une originalité de la Résistance française. Malgré l'étroite surveillance des presses d'imprimerie à qui le papier et l'encre étaient soigneusement comptés, les journaux tirés pendant les quatre années d'occupation ont représenté près de cent millions d'exemplaires, sans compter les centaines de millions de tracts, les brochures, les affichettes, les papillons... Pendant toute la période, la presse clandestine joue un rôle essentiel auprès de l'opinion publique, elle a " contribué à inventer le combat résistant ". 

L'aventure du journal clandestin fut complexe et plein d'embûches au milieu d'une répression grandissante et, parmi les premières victimes de la répression s'inscrivent ceux qui ont assuré les premières publications clandestines, qu'ils aient été journalistes, responsables d'édition, dactylos, tireurs à la Ronéo, transporteurs ou diffuseurs... 
Aux journaux clandestins et faux papiers, étudiés aussi dans cet ouvrage, il faut ajouter aussi l'édition de revues littéraires ou poétiques et bientôt aussi de livres. Des écrivains et des poètes contribuèrent ainsi à alimenter une autre forme de résistance et les noms d'éditeurs qui les ont publiés demeurent toujours mythiques. De nombreuses illustrations et fac-similés de documents accompagnent cette étude. Index, repères chronologiques et bibliographie sont présentés en fin de volume.

Réf. : 9782110071361
ISBN : 978-2-11-007136-1
232 pages, 24x18 cm 
Prix : 18 euros

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Claude Ducreux : Mes années vertes, suivi de Visages de la mémoire

Collection "Histoire en Mémoire 1939-1945" de l'AERI.

Claude Ducreux a 16 ans lorsque la guerre éclate. Il participe à la manifestation du 11 novembre 1940 puis, en novembre 1942, devient agent de liaison au mouvement Ceux de la Libération - Vengeance. Arrêté au printemps 1943, il est relâché après un mois passé à la prison de Fresnes. Son expérience de la haute montagne lui permettra de "se mettre au vert" près de Chamonix où il aidera la CIMADE à faire passer de jeunes enfants juifs en Suisse. De retour à Paris, il rejoint l'OCMJ (Organisation civile et militaire - Jeunes), puis un maquis dans l'Orléanais en 1944... Il participera à la libération d'Orléans, puis de Paris, avec Simone Jouhant, qui deviendra son épouse... Claude raconte tout cela avec émotion aux jeunes dans les classes, et aussi dans la première partie de ce recueil "Mes années vertes. 1943-1945" éditée une première fois en 1989. Avec l'AERI et sa femme, Simone, il se rend de classe en classe, d'établissement scolaire en établissement scolaire, dans toute la France, afin, non seulement de transmettre cette histoire, mais aussi d'amener les jeunes à s'interroger sur le sens de l'engagement, les valeurs et l'esprit de la Résistance, si chers à Serge Ravanel.
La seconde partie de cet ouvrage, intitulée "Visages de la mémoire" a été écrite lors de commémorations et en hommage aux camarades de la Résistance.
Cette édition s'adresse particulièrement aux jeunes et aux enseignants, qui souhaitent relayer la mémoire et les valeurs de la Résistance.

AERI - 2010
ISBN: 978-2-915742-26-8
Avril 2010

PRIX: 5 euros + frais de port

 

Les jeunes et la Résistance (2007)

Sous la direction de Laurence Thibault
Préface de Jean-Marie Delabre

Riche de témoignages et de portraits, l'ouvrage publié par l'AERI (Association pour des études sur la Résistance intérieure) et la Documentation française, est l'occasion de mettre en lumière - enfin - l'histoire de tous ces jeunes qui ont participé à la Résistance.

Si ceux qui ont survécu sont souvent restés discrets sur leurs actions et les conséquences endurées dans les prisons et dans les camps, leur silence vient en partie de ce qu'ils ne se sont pas considérés comme des héros. Ce qui se lit en creux dans leurs témoignages, c'est leur refus de l'inacceptable.

A la lecture des documents authentiques que l'ouvrage reproduit (lettres de prison, lettres d'adieu...), chaque jeune qui lira ou feuillettera ce livre pourra se demander : « Qu'aurais-je fait et aujourd'hui que puis-je faire ? ».

La Résistance sous toutes ses formes fait l'objet de nombreuses recherches. Sa mémoire s'est inscrite dans notre environnement (monuments, noms de rues, plaques commémoratives) et dans le temps avec ses dates anniversaires (appel du 18 juin, libération de Paris...). Musées et institutions ont fleuri, visant à conserver son souvenir et à encourager son étude. Près de 60 ans après les faits, la période de l'Occupation continue de susciter intérêt et interrogations.

Les ouvrages de la collection « Cahiers de la Résistance » ne visent pas à récrire l'histoire de la Résistance française, encore moins à en dresser le bilan. Ils se proposent de mettre en lumière, dans un esprit rigoureusement documentaire, des volets oubliés de l'activité résistante ou sur lesquels les éléments de connaissance étaient restés épars.

Réf. : 3450661121306
ISBN : 978-2-11-006094-5
190 pages, 24x18 cm 

PRIX : 20 euros TTC

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Les femmes et la Résistance (2006)

Sous la direction de Laurence Thibault
Préface de Jean-Louis Crémieux Brilhac

Longtemps méconnu, sous-estimé ou même occulté, le rôle des femmes dans la Résistance en France au cours de la seconde Guerre mondiale se trouve ici présenté dans toute sa diversité. Le double regard de l'historien et des témoins rend cette lecture particulièrement intéressante. De nombreux témoignages, des portraits, des fac-similés de documents viennent illustrer ces faits, et le lecteur découvrira au fil des pages les noms de cette armée de l'ombre, à laquelle cet ouvrage rend aussi hommage. En annexe figurent une chronologie, une carte de la France pendant l'Occupation, un glossaire, une bibliographie sélective... Bien structuré, vivant, cet ouvrage est accessible à un large public.

ISBN : 2-11-006092-1
176 pages, 24x18 cm 

PRIX : 18 euros

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Guy Le Corre : Un cheminot rennais dans la Résistance

Guy Le Corre nous conte son parcours de résistant au nazisme, d'opposant à la collaboration. Lui, ce cheminot breton, porte à notre connaissance la tâche journalière de sa lutte mais aussi ses faiblesses, ses craintes, la mort et la présence angoissante et assassine du traître qui ¿uvre sans vergogne et se fait payer en retour de vie et de sang le prix de sa dénonciation. Cette résistance intérieure en zone occupée jouera un rôle essentiel dans la libération de notre pays.

Prix : 10 euros + frais de port

Louis Rivière : Ailleurs Demain

"Une chance sur deux d'être compris mince et froide l'aile du temps s'étire aux traits de la figure et l'air au bout du jour vient ajouter à temps l'écho des plaintes et les murmures.

Tel pourrait être résumé ailleurs demain qui raconte la vie héroïque de ce jeune Hendayais. Nous pouvons y lire son amitié pour le jeune Guy Môquet et ses facéties, leurs jeux partagés mais aussi la fin tragique de la famille Môquet, le militantisme de Prosper, le père, les paroles pleines de clairvoyance du jeune frère, l'angoisse prémonitoire de la maman.
C'est un ouvrage de récits, une histoire de fraternité, une histoire des camps de la mort, une histoire de militantisme, une histoire de bonheur et d'identification, une histoire de recherches et la confirmation de son engagement dans le sens de l'Histoire de son pays. Mais l'auteur aussi témoigne sur les exilés de la guerre d'Espagne, le Front populaire, son engagement au parti communiste, son implication dans la résistance, son emprisonnement au fort du Hâ, puis Sachso, Heinkel, ses camarades, ceux morts et ceux rescapés. Il parle de son retour dans le monde redevenu civilisé et de l'après pour reconstruire avec une vision si idéaliste et une pensée, une vie de la politique dans la cité. Pages d'une écriture, un jeu sur le hier et l'aujourd'hui, un mélange de demain et d'après, une conjugaison au temps imaginaire nous tiennent fraternité dans une compagnie de lecteurs.
L'auteur invente, aime et sa joie, son espoir, sa lucidité nous chauffent la mémoire. Ses mots coulent et prennent forme sur la page ou les plages basques. Il écrit aussi l'amour, l'évasion, la douleur, l'horreur, la politique, le syndicat, l'engagement, son combat. D'Hendaye à Irun, des Trois Couronnes à Jaizquibel, il nous fait voyager loin de l'actualité commune, loin des mots inutilement employés, et nous induit dans une poétique tragique du déporté.
Nous déambulons dans son univers où tout est imaginaire, réalité, conjugaison du temps présent Homme. Et nous recevons son invitation au combat, à la liberté, aux rêves comme une solution à notre solitude et notre désespoir". (Michel Reynaud)

PRIX : 14 euros + frais de port 

Yves Béon : Retour à la vie

"On a lu, vu, écouté sur le vécu et l'horreur des camps où la mort était la seule présence du tragique réel. Notre littérature, nombre de témoignages et de films nous rappellent, nous informent du monde concentrationnaire. Mais peu nous racontèrent et nous décrivirent aussi précisément et avec une moisson d'émotions, de gestes, de temps, de déroute humaine, l'après, c'est-à-dire la libération des camps où ces fantômes d'ombres revenus enfin libres sortirent de cet Enfer. Avec cet ouvrage cela est chose écrite.
Iras-tu lentement à nouveau vers la vie ? Semble se demander François. Que peut-il se plaire encore à espérer sinon retrouver sa Terre, sa famille, les siens... cette France, déjà depuis de longs mois libérée et qui ne pouvait penser, s'habituant à pas rares vers la liberté, voir cela : ces revenus, ces revenants, ces déportés dont on ne savait que faire ni dire.
Leur retour est terrible dans une normalité de chaque instant, de plus quand, pendant des mois, toi, le déporté, tu as vécu au quotidien l'innommable, l'indicible, le tragique. Revenir à cette normalisation, à cette morne exactitude humaine d'une cité se reconstruisant à pas défigurés, tu sais alors que toi, tu viens d'un ailleurs indescriptible. 

Suivons alors avec effroi mais aussi avec espoir notre homme redevenu humain, et non plus un matricule, un Häftling, dans sa terre natale et accompagnons François qui donna un sens routinier à l'abominable et au verbe vivre.

Tenons la main à celui qui est revenu d'un cloaque à ses yeux signe de l'infamie nazie. Pourtant Yves Béon, d'une sagesse digne, nous apprend enfin le gain meurtri d'un monde et du Retour à la vie. Alors, lisons..." (Michel Reynaud).

PRIX : 10 euros + frais de port 

Hélène Chaubin : Corse des années de guerre 1939-1945

Les peuples, comme les individus, ont besoin de mémoire pour bien se connaître. Une identité régionale forte ne va pas sans une fidélité résolue à l'histoire. Les objectifs de la Résistance en Corse sont, à bien des égards, les mêmes que dans la France entière. Mais, sans la reconnaissance d'un contexte économique, social et politique dont on ne peut nier les spécificités, il serait difficile de rendre compte des comportements purement régionaux. Encore cela est-il insuffisant : la Résistance des Corses tient largement aux pressions exercées par l'Italie fasciste. Aussi, le temps de référence de ce livre est-il la période 1938-1945. Les Corses, engagés volontairement ou mobilisés depuis novembre 1943, ont participé aux campagnes en Italie, en France et en Allemagne jusqu'à la fin du conflit. De toutes les régions françaises, c'est la Corse qui a connu la plus étroite proximité avec le danger fasciste : perçu et combattu dès la fin des années 1930, il a été avivé par la lourde occupation italienne. Sans doute les visées de la politique extérieure italienne étaient-elles tenues secrètes dans leurs modalités d'application, mais les appréhensions de l'opinion publique corse étaient fondées, comme le prouve l'analyse des scénarios d'annexion préparés dès 1941 par les services italiens.

Cet ouvrage, qui vient en complément du cédérom "La Résistance en Corse" réédité en 2007, apporte au lecteur une analyse précise des faits et événements qui se sont déroulés en Corse et nous permet de combler les oublis de notre histoire contemporaine. 

PRIX : 12 euros + frais de port 

Gisèle Guillemot : Elles...revenir

«Elles... Revenir» de l'enfer nazi, avec le fol espoir d'être sur-le-champ désirées de retour et «Elles... Revenir», attachées à cette idée, comme à une dernière bouée de survie : que le monde s'est pétrifié à votre déportation ou que les vôtres vous attendent, figés dans un minimum de vie. Comment ici cela aurait pu être autrement sans vous qu'une mise en suspension de toute autre intention ni heureuse ni malheureuse ? Alors que toutes ces attentes s'écroulent, seules elles sont désemparées, même si les amicales ou les associations d'anciennes déportées oeuvrent avec grandeur et fraternité pour elles et même si les «copines» sont là. «Elles... Revenir» se liquéfient de tant d'in différence et d'une lenteur humaine sur leur retour. C'est cela et encore plus qui est dit dans ce superbe texte de Gisèle Guillemot. Ce texte concis - ces courts portraits acérés dessinent les histoires, toutes poignantes, de dix femmes et de tant d'autres -est vitriolant de vérité. Nulle ne peut définitivement sortir d'où toutes furent broyées et leur arrivée dans le monde dit civilisé met un terme à ces parcours de «vie». L'estocade finale est portée par les intimes, mère, père, mari, fiancé, famille, le cercle de famille est d'une cruauté insoupçonnée.
L'auteure nous narre, et pour la première fois, le retour de ces déportées qui à la sortie du camp de Ravensbrück se retrouvè rent pour beaucoup démunies, isolées, incomprises, en attente d'amour sinon d'être écoutées.
Jamais nous n'avons approché avec tant d'émotion, lucidité, douleur, intelligence et clairvoyance cet impossible retour. Gisèle Guillemot y remédie et nous laisse ces pages pour mémoire, bouleversantes d'humanité, de vérité et de lucidité. «Elles... Revenir», comme un chant du cygne." (Michel Reynaud).

PRIX : 10 euros + frais de port

Roger Coutarel : Itinéraire d'un résistant des Cevennes à la Libération

"Ce témoignage nous vient des Cévennes, de cette région marquée par tant de tragédies et qui sont des pages parfois sanglantes de notre Histoire. L'auteur, Éclaireur unioniste, nous parle de sa foi au protestantisme, de sa famille, du parcours des siens, de son entrée ô combien difficile dû son humble condition sociale dans le monde sans c¿ur de notre société d'avant-guerre.
Mais il nous relate surtout son engagement dès qu'il sut l'armistice et le veule comportement de l'Etat français et de Pétain se réfugiant à Vichy. Cette volonté de lutte, son engagement immédiat et sans autre réflexion que ses pulsions pour son pays qui était bafoué, envahi, insulté, cette résistance à l'ennemi, à l'occupant devint pour lui naturelle comme l'était la défense des libertés, de la démocratie, des droits de l'Homme, de la France.

Il résista avec ses frères dans la lutte active durant de très longs mois jusqu'à la libération de sa patrie, et nous conte le quotidien du maquisard. Il risqua la déportation ; le destin, ou plus certainement ses compagnons d'armes, en décida autrement. Roger - son nom de guerre dans l'Armée de l'ombre - déroule sous nos yeux le combat et l'Histoire de la résistance de départements où « peu de choses concernant la résistance sur le plateau cévenol et particulièrement la région avoisinant Chambon-sur-Lignon... » ont été rapportées sur les terres de la Drôme, du Gard, de la Haute-Loire, de la Loire et de l'Ardèche...

Récit où les combats héroïques côtoient le zèle du collaborateur, mais aussi les pertes en vie de femmes, d'hommes, d'amis aux combats, sous la torture, fusillés ou en déportation. C'est la vie camarade qui reste toujours présente et intacte plus de soixante ans après. Nous apprenons, entre autres, la tentative rocambolesque d'évasion et la volonté d'y associer Jean Zay (homme d'État assassiné par les miliciens quelque temps plus tard). C'est un témoignage de première main qui permet de combler certaines lacunes et de faire revivre nos racines et la loyauté de nos aînés." (Michel Reynaud)

PRIX : 12 euros + frais de port 

Collectif : Eysses contre Vichy (1940-...)

Amicale des anciens d'Eysses, Michel Reynaud, Jean Cantaloup, Jean Ringeval

Eysses contre Vichy (1940-...) est le récit unique, - tant par leur part dans la Résistance, -tant par leur comportement en prison, - tant par leur attitude en déportation - que par leur combat d'hier, jusqu'à nos jours et pour demain, d'hommes qui conjuguèrent le mot Humanité. 

PRIX : 18,29 euros (version cartonnée) / 21,24 euros (version brochée)

 

 

 

 

Claude Bernard Dalsace : Histoires d'un autre temps

Une leçon de vie et de courage nous est donnée ici, une adolescente au caractère bien trempé fait face à des situations auxquelles rien ne l'avait préparée et parvient à s'adapter à des circonstances ardues et imprévues au temps de l'Occupation. Un récit coloré où l'humour répond souvent à la tragédie, émaillé d'anecdotes qui sont les petites histoires de ce que fut l'Histoire de ce temps.

PRIX : 17 euros + frais de port 

 

 

André Goldschmidt : L'affaire Joinovici

De 1947 à 1958, cet homme est honni par une grande partie de la presse française : ferrailleur, juif d'origine russe, il est accusé d'avoir été l'un des principaux acteurs du pillage économique de la France de 1940 à 1944. Néanmoins son engagement dans la Résistance et son intervention pour sauver de nombreuses personnes arrêtées par les Allemands ou la police de Vichy sont tout aussi réels.

PRIX : 24 euros + frais de port 

 

 

Ahlrich Meyer : L'occupation allemande en France

Pour beaucoup, le massacre d'Oradour-sur-Glane, commis par les SS, est le symbole de la barbarie allemande lors de la Seconde Guerre mondiale. Mais les crimes perpétrés par les Allemands ne doivent pas être imputés aux seuls SS. En effet, contrairement à l'idée reçue d'une attitude "propre" de l'armée allemande, cet ouvrage met l'accent sur la sévérité de l'occupation et de la répression opérée en France par l'"antique" et "glorieuse" Wehrmacht.

PRIX : 25 euros + frais de port 

 

 

Clarisse Feletin : Hélène Viannay, l'instinct de résistance de l'Occupation à l'école des Glénans

Hélène Viannay a consacré sa vie à servir ses convictions. Créer un mouvement de résistance et après-guerre, fonder et développer l'école de voile la plus renommée au monde : les Glénans.

PRIX : 17 euros + frais de port 

AHICF : Les cheminots dans la guerre et l'Occupation

23 témoignages et récits inédits ou peu connus recueillis et choisis par l'association pour l'histoire des chemins de fer en France démontrent la richesse des sources à présent disponibles et appellent à de nouvelles recherches sur la vie des cheminots pendant la Deuxième Guerre mondiale.

PRIX : 18 euros + frais de port

 

Elles et eux de la Résistance

Caroline Langlois, Michel Reynaud

Pourquoi, au début du XXIème siècle, parler de Résistance ? D'abord, comme ces témoins le disent eux-même : "Bientôt ils ne seront plus là". Puis, en ces temps incertains, la quête du sens de la vie est récurrente et celle d'un nouvel enjeu citoyen de notre actualité. "Elles et eux" ont fait un unique choix : résister. Peut-être ont-ils été insouciants au début, mais très vite ils prirent conscience de leur engagement. C'est, dit-on, "plus facile de mourir à 18 ans"....

PRIX : 24 euros + frais de port

 

Douze fusillés pour la République

Corinne Jaladieu, Michel Lautissier

Témoignages, souvenirs, documents d'archives inédits, photographies et lettres de prison permettent de retracer l'itinéraires des douze fusillés d'Eysses.

PRIX : 16 euros + frais de port

 

Vichy, les Juifs et les Justes, l'exemple du Tarn

Sous la direction de Jacques Fijalkow

On a longtemps cru que les relations entre les juifs et les non-juifs étaient maquées par la persécution des uns et l'indifférence des autres. Or des liens différents se sont tissés : des liens de solidarité et de Résistance des uns et des autres, des uns pour les autres. Le cas du Tarn est de ce point de vue exemplaire.

PRIX : 25 euros + frais de port 

 

 

Mémoire et Histoire : la Résistance

Sous la direction de Jean-Marie Guillon et Pierre laborie

Convaincus du rôle irremplaçable de la mémoire et de l'importance de ses enjeux, mais soucieux de ne pas entretenir de confusion entre commémoration et exigences de la recherche, des historiens jugent que k'histoire de la Résistance reste à faire et qu'il y a urgence. Les textes réunis dans ce volume font l'état des lieux et donnent une large place aux débuts de la Résistance, en particulier dans la France méridionale.

PRIX : 27, 14 euros + frais de port 

 

 

Jeanne Boyer-Driot : En ces temps-là

Le ton de ce journal de campagne perdu et retrouvé aux Puces par un chineur curieux 40 ans plus tard est donné : de l'épopée, de l'héroïsme, puis du dérisoire et du comique, de l'horreur et de l'indescriptible, enfin de l'angoisse, lorsqu'en ouvrant votre porte, vous comprendrez brutalement que votre nom figure sur la liste des déportés et qu'ordre vous est donné de faire votre valise pour la Poméranie. Tels sont les événements vécus de 1941 à 1944 par Jeanne Boyer-Driot (1906-1975) dans la riche nature du Périgord noir et décrits dans un style très personnel attestant d'un jugement clairvoyant et parfois désabusé sur les gens et les choses. Ses filles ont tenu à rendre hommage à sa personnalité, son patriotisme et son courage.

PRIX : 15 euros + frais de port

 

Bruno Renoult : 1944 Guerre en Ile-de-France (Vol. 1)

Après plusieurs années de recherches dans les archives militaires, Bruno Renoult nous offre un nouveau récit des combats en région parisienneDe nombreux témoignages tant militaires que civils illustrent la violence des combats et l'horreur des bombardements. Ouvrage de 217 pages illustré de plus de 700 documents.

format 21 x 29,7 , 240 pages, 800 photos.

PRIX : 45 euros + 7 euros de frais de port 

 

 

Reymond Tonneau : Vercors, pays de la liberté

A 14 ans il quitte l'école pour devenir ouvrier dans l'industrie de la chaussure à Romans. A 14 ans et demi il s'engage dans la Résistance. A 17 ans et demi il rejoint les maquis du Vercors et échappe miraculeusement à la mort lors des combats du 29 juillet 1944 dans la région de Malleval-en-Vercors. Son frère meurt à ses côtés.

PRIX : 18 euros + frais de port 

 

 

Jean Chesneaux : L'engagement des intellectuels 1944-2004. Itinéraire d'un historien franc-tireur

J. Chesneaux présente 60 années d'engagement dans la vie de la Cité, tels qu'ils les a partagés avec bien d'autres. À travers ces conflits, ces manipulations, ces espoirs, c'est toute la 2nde partie du XXe siècle qui revit. 

PRIX : 26 euros + frais de port

Le cahier rouge du maquis - L'homme boussole

Gleb Sivirine , Claude et Jean-Michel Sivirine

Prix Philippe Viannay - Défense de la France 2008

2 entrées pour ce livre :

1. Le cahier rouge du maquis : journal tenu du 26 février au 29 août 1944 par Gleb Sivirine « Vallier » que ses hommes appelleront toujours "le Lieutenant". Il a commandé le maquis de l'Armée Secrète sur le plan de Canjuers, dans le Haut-Var.

2. L'homme boussole : Les enfants du lieutenant Vallier nous permettent d'accéder à une leçon de vie et d'orientation tout à fait actuelle. 

PRIX : 20 euros + frais de port

Fabrice Bourrée : De jeunes pionniers de la Résistance à Pontoise : le groupe Chabanne.

Collection "Mémoire, Mémoires" n°1, avril 2003.

Centre de documentation René-Nodot pour la mémoire de la Résistance et de la Déportation en Val d'Oise.

PRIX : 10 euros + frais de port 

 

Henri Weill : Les valeurs de la Résistance, entretiens avec Serge Ravanel

Serge Ravanel, résistant à 21 ans, colonel des FFI à 24 ans, a joué un rôle majeur dans la libération de la région toulousaine. Il a toujours été persuadé que les résistants n'avaient pu affronter avec abnégation la mort, la torture, la déportation que parce qu'ils étaient animés par un certain nombre de valeurs. 

PRIX : 24 euros + frais de port 

 

 

Julien Papp : La collaboration dans l’Eure, 1940-1944, un département sous Vichy.

Comme ailleurs en France, la collaboration fut minoritaire dans ce département de l'Eure situé aux portes de la Normandie, à mi-chemin entre Paris et les côtes de la Manche. L'auteur cherche à définir l'importance numérique et les différentes formes de la collaboration politique dans ce département.  

Prix : 23 euros + frais de port

André Debon, Louis Pinson : La Résistance dans le Bocage Normand.

Préfaces de Lucie Aubrac et Jacques Chaban-Delmas. 1994.

Prix : 23 euros + frais de port

Véronique Olivares, Pierre Salou : Les républicains espagnols dans le camp de concentration nazi de Mauthausen, le devoir collectif de survivre.

Préface de michel Reynaud. 2005. 

Prix : 28 euros + frais de port

 

Ouvrage publié en espagnol  : 25 € + frais de port

Véronique Olivares, Michel Reynaud, Pierre Salou : 1930-1975, l’Espagne et ces républicains espagnols pour témoins dans le XXème siècle.

Prix : 15 euros + frais de port

Ouvrage publié en espagnol (15 €).

Véronique Olivares, Michel Reynaud : Le Roman des Glières, la résistance des républicains espagnols au plateau des Glières. Les maquis espagnols en Haute-Savoie, 1941-1944.

Avant-propos Jean-Louis Crémieux-Brilhac.

Dans ce livre, les auteurs se sont efforcés de traiter la place importante prise par les républicains espagnols dans le maquis du plateau des Glières, en Haute-Savoie. Jamais un ouvrage particulier n'a été consacré à leur action, toujours évoquée, jamais expliquée. Après avoir livré une guerre fratricide de trois longues années sur leur sol natal, les républicains espagnols arrivent en Haute-Savoie. Deux compagnies de travailleurs espagnols, affectés aux travaux des routes et à l'assèchement des terrains, vont petit à petit s'égailler dans la nature. Ils vont aller clandestinement s'installer, avec des conditions de vie très rudes, dans les chalets de montagne pour échapper à la déportation en Allemagne. Ils vont y rencontrer les maquisards français de la première heure, et une grande solidarité va se forger pour continuer à combattre le fascisme. Ces hommes aguerris vont mettre leurs connaissances au service de la Résistance. Ils vont conquérir les cœurs et l'amitié de leurs compagnons, jusqu'aux chefs du 27e BCA, qui leur accorderont une entière confiance. Ces "rouges espagnols" vont prendre une place incontournable et participeront aux combats les plus rudes. Leur aura est grande, puisque Tom Morel, le chef du maquis du plateau, décidera, le 30 janvier 1944, de monter avec cent vingt hommes sur le plateau pour y réceptionner les parachutages d'armes de Londres ; parmi eux, cinquante-six maquisards républicains espagnols. C'est l'histoire de ces hommes exilés et amoureux de liberté que les auteurs vous livrent ici. En complément de tous les ouvrages qui ont pu s'écrire sur le maquis des Glières, il manquait cet hommage aux républicains espagnols, c'est chose faite. Ainsi la Haute-Savoie rend hommage à ses fils qui l'ont délivrée et qu'elle a adoptés.

Prix littéraire de la Résistance 2007.

Prix : 16 euros + frais de port

Véronique Olivares : Mémoires espagnoles, l’espoir des humbles.

Prix : 30 euros + frais de port

J'affirme que ces pages viennent à point nommé pour faire vivre le témoignage de femmes et d'hommes pour peu encore en vie. Ces pages vont mettre fin à une retranscription inique et bornée des événements de l'histoire de l'Espagne du début du XXe siècle à la Retirada. Ces pages posent un regard pertinent sur la guerre civile espagnole, sur ses vrais acteurs, ses combattants, et les conséquences de ce conflit ; elles disent la réalité et la responsabilité de chacun des protagonistes qui ont pris part, principalement, du côté de la République. C'est une contribution à l'histoire vraie où la barbarie franquiste a assassiné sans compter et sans vergogne. Ce livre raconte dans sa réalité historique, dans son contexte individuel, une page qui fut longtemps anesthésiée. Tout y est dit, strictement dit, même si parfois l'émotion douloureuse trahie l'objectivité froide du document. Sa force est le témoignage sur ces événements, où trop souvent les faits furent tronqués ou détournés au profit de certains, à l'encontre de ces autres véritables participants témoins et martyrs, ces companeros, nos républicains espagnols. Les républicains espagnols, sont en très forte majorité de la CNT, les chiffres sont là pour l'affirmer sur le sol d'Espagne, et ils ont combattu le franquisme, mais aussi ont été combattus sinon écartelés, floués, assassinés dans leur propre rang par des passagers politiques aux ordres d'autres intérêts. Des dents grinceront certes, des contradicteurs hurleront certes. mais tels sont les faits cette guerre d'Espagne, ici, et peut-être pour la première fois, est narré le vécu par des témoins eux-mêmes, républicains ou enfants, combattants, exilés espagnols et qui attendent le moment où Angel boxera le mensonge et " mettra "knock-down" les traficoteurs de leur passage en la mémoire, car ce temps de l'oubli est fini. Et, cette volonté de dire et d'écrire autrement, d'une autre politique, d'une autre réalité qui n'est plus la vérité mais restera le relent de notre manque de courage. " Ces Mémoires espagnoles sont à lire et, deviendront une empreinte inaliénable de l'histoire de ce peuple de républicains.

Commandant André Mazeline : Clandestinité, la résistance dans le département de l’Orne.

Prix : 19 euros + frais de port

Monique Le Tac : Yvonne Le Tac, une femme dans le siècle de Montmartre à Ravensbrück.

Préface Geneviève de Gaulle Anthonioz. 2000. 

Prix : 16 euros + frais de port

France Hamelin : Femmes en prison dans la nuit noire de l’Occupation : le Dépôt, la petite Roquette, le camp des Tourelles.

C'est l'histoire au quotidien de ces résistantes arrêtées qui, souvent après avoir été torturées, se retrouvent dans ces prisons et ces pages vont nous faire vivre leur itinéraire. Chacune d'entre elles se raconte et nous raconte son arrestation mais aussi son engagement, la vie carcérale, les sœurs gardiennes, la police, les " Droit Commun ", les " Politique " et leur lutte pour rester dignes et fidèles combattantes de l'armée de l'ombre. Cet ouvrage rend hommage à ces étrangères qui très tôt entrèrent en lutte et furent emprisonnées : Espagnoles, Allemandes, Polonaises... On sait maintenant leur condition de détention, leur vécu, mais aussi, chose rare, le fonctionnement de ces lieux d'oppresson, de collaboration et de résistance. C'est la part noire de l'histoire des prisons parisiennes pendant l'occupation. Si beaucoup partiront dans les convois les emmenant vers Auschwitz ou Ravensbrück, si beaucoup mourront en déportation ou du typhus, celles, libérées ou évadées, continueront le combat clandestin. Ce livre est comme une stèle du souvenir pour ces lieux de supplices (dont deux seront rasés après la guerre). Il révèle la volonté de continuer à témoigner et appartient à notre mémoire collective. Ces pages sont une ode à la femme dont le rôle et la lutte pendant cette période ont été trop souvent oubliés sinon négligés.

Prix : 24 euros + frais de port

Cédric Gruat, Cécile Leblanc : Amis des Juifs, les résistants aux étoiles.

Prix Philippe Viannay-Défense de la France 2005.

Nous savons sur les Justes, nous savons sur ceux qui se mirent en danger pour sauver des enfants, des adultes et des vieillards juifs. Mais que savons-nous sur la solidarité de certains Français et Françaises envers le Juif insulté, humilié, marqué ? Ouvrir ces pages nous permet de découvrir, comme une chose rare, que des femmes et des hommes, jeunes pour la plupart, choisirent en 1942 de porter un insigne jaune ou une étoile détournée aux inscriptions diverses : zazou, Auvergnat, swing, bouddhiste, goï, papou. En arborant publiquement ces bouts de carton ou de tissu, ils ont voulu ainsi exprimer leur révolte spontanément, avec humour et sans violence. Par ce geste à la fois dérisoire et essentiel, ils ont participé à une résistance symbolique contre l'occupant et ses sbires. Alors que l'extermination des Juifs était en en cours, ces femmes et ces hommes furent arrêtés et internés dans des camps en France comme " Amis des Juifs ". Ces résistants aux étoiles nous restaient inconnus : grâce à nos auteurs, deux jeunes chercheurs, ce déni de justice est réparé. Ils nous expliquent ces parcours d'exception et donnent pour la première fois la parole à ces témoins retrouvés soixante ans après les faits. S'appuyant notamment sur des archives privées et des documents iconographiques inédits, ce travail propose un regard neuf sur les formes de solidarité en France sous l'Occupation, et une réflexion originale sur le combat symbolique mené contre l'horreur et le cynisme du système nazi.

Prix : 22 euros + frais de port

Marie Ducoudray : Ceux de « Manipule », un réseau de renseignements dans la Résistance en France.

Prix Philippe Viannay-Défense de la France 2001.

 

Prix : 23 euros + frais de port

Claude Delasselle, Joël Drogland, Frédéric Gand, Thierry Roblin, Jean Rolley : Un département dans la guerre 1939-1945 – occupation, collaboration et résistance dans l’Yonne.

Ce livre est le fruit d'un travail d'équipe entrepris depuis plus de dix ans au sein de l'Association pour la Recherche sur l'Occupation et la Résistance dans l'Yonne (ARORY), dont les auteurs sont tous membres. II est le résultat d'un important travail de recherche historique et s'appuie sur l'étude et la critique de nombreuses sources écrites (Archives départementales de l'Yonne et de la Côte d'Or, Archives nationales, archives privées) et orales (des dizaines de témoignages ont été recueillis). Il fait suite à la réalisation du cédérom La Résistance dans l'Yonne, co-édité en 2004 par l'ARORY et l'AERI. Tous les aspects de la vie de l'Yonne de 1939 à 1945 y sont présentés et analysés sous un angle à la fois chronologique et thématique : l'invasion et l'occupation allemande, la vie quotidienne, la collaboration sous ses diverses formes, la Résistance, la Déportation, la Libération, les combats des FFI de l'Yonne dans la campagne de l'hiver 1944-1945, l'épuration, l'évolution politique après la Libération etc. Plusieurs chapitres sont consacrés à la Résistance, sa naissance et son évolution, ses organisations, les actions résistantes, des plus modestes et des moins connues aux combats des maquisards durant l'été 1944. L'Yonne des " années noires " n'avait encore jamais fait l'objet d'une étude aussi globale, méthodique et approfondie. Les réalités locales étant toujours mises en perspective avec les réalités nationales, l'intérêt de l'ouvrage dépasse largement le cadre du département. Le travail historique, aussi objectif que possible, aboutit à une vision totalement renouvelée des années d'occupation, en contradiction parfois avec les mythes et les images reconstruites par la mémoire collective. 2007.

 

Prix : 30 euros + frais de port

Monique Lise Cohen et Jean-Louis Dufour : Les Juifs dans la Résistance.

Le sort tragique que fit l'Administration siégeant à Vichy fit subir aux juifs, l'ignominie de l'obligation du port de l'étoile jaune ne peuvent s'oublier. Mais l'histoire de la Résistance doit aussi prendre en compte le combat de femmes et d'hommes juifs, en France contre l'occupant, loin d'une image passive des membres de cette communauté.

Prix : 19 euros + frais de port

CER SNCF Nord Pas-de-Calais, Mémoire cheminote en Nord Pas-de-Calais, 1938-194

Actes de d'un colloque au centre des archives du monde du travail. La résistance et le quotidien de ces cheminots après 1937 jusqu'en 1948.

Prix : 15 euros + frais de port

Max Rainat : Comme une grande fête.

Préface de Madeleine Riffaud, illustrations de Jeanne Puchol. 2004.

Prix : 5 euros + frais de port

 

Je découvris ce texte dont Madeleine Riffaud m'avait parlé au musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne et, dès les premières pages, je fus séduit par cette véritable épopée. Car pour la première fois et ce à point nommé, nous avons la chance de découvrir un récit (document rare) écrit à chaud des combats tels que les a vécus un FTP de 17 ans. Son témoignage retrace les actes de bravoure mais c'est aussi une chronique de l'équipe FFI de la Saint Just. Les événements se déroulent dans les quartiers, dont nous percevons l'atmosphère de l'instant, des Buttes-Chaumont à la République où la lutte fut chaude, mais aussi où nous entrapercevons le quotidien du peuple de Paris. L'auteur Max Rainat continua, incorporé à sa demande dans les forces régulières de l'Armée française, et devint un des plus jeunes gradés de la colonne Rhin et Danube . Michel Reynaud.

Madeleine Riffaud : Bleuette (1945).

 Illustrations de Jeanne Puchol. 2004. 

Prix : 5 euros + frais de port

" Rainer, dont Paul Eluard venait de publier les poèmes de clandestinité, retrouvait à l'orée de ses 21 ans son véritable nom, Madeleine Riffaud, et c'est en cet hiver glacial de 45 qu'elle rédigea à partir d'une voix l'histoire d'une combattante de l'armée de l'ombre. ...

André Verdet, Anthologie des poèmes de Buchenwald.

Cette anthologie des poèmes de Buchenwald recueillis par André Verdet est une empreinte de la lente agonie des déportés mais aussi une sauvegarde de notre humanité. C'est le chant encore vivant, le souffle de ce peuple en haillons qui refusa toujours et souvent dans un dernier souffle de se soumettre à la barbarie nazie. André Verdet écrit : " Malgré l'enfer sur la terre, des hommes ont pensé, (...) pensé que quelque part, hors de cet enfer, le monde conservait encore une part immense de beauté et de bonté. " Ouvrez ces pages et conservez le témoignage vivant d'hommes qui refusèrent de se courber devant l'immonde et laissèrent à l'Histoire une page indélébile.

Prix  : 13 euros + frais de port

Epreuve de luxe avec œuvre datée et numérotée par l’artiste. (34 €).

Pierre Sudreau : Sans se départir de soi, quelques vérités sans concession.

P. Sudreau, dernier survivant du dernier gouvernement de la IVe République, retrace son itinéraire, de la Résistance à Buchenwald, à sa participation au gouvernement de la Ve République sous Charles de Gaulle. Il s'agit d'un entretien réalisé sur l'antenne de France culture, dans le cadre de l'émission A voix nue, diffusée en mai 2003.

Prix : 9 euros + frais de port

Michel Reynaud : La Foire à l’Homme. Dessins ou œuvres d’artistes non déportés et des écrits-dits dans les camps nazis 33-45.

 1996

Prix : 49 euros + frais de port

TOME 1. L'inquiétude de Franz Kafka sur le rôle et la transmission du message est ici prise en compte, dans cette immense anthologie des dits et écrits recueillis de tous les coins d'Europe et d'Amérique. Qui sont ces messagers ? Ils nous ont parlé et nous parlent encore, ils ont tracé pour nous, sinon la piste, du moins une empreinte sur notre histoire. Il est vrai que seuls les déportés peuvent témoigner de cette marque indélébile que scella le nazisme sur notre civilisation. Le message nous est connu. Qu'en faisons-nous ? D'où nous vient cette difficulté à parler d'un passé, enfoui, mais bien présent dans nos consciences collectives ? Anny Duperey l'exprime ainsi : " J'essayai de penser ce que je pourrais écrire sur ce terrible sujet. J'étais à chaque fois envahie d'un lourd silence, d'angoisse... ". Puis le pari d'une ébauche de réponse fut lancé par l'auteur à des créateurs contemporains - eux les relais qui s'adressent à tous les publics, - eux qui n'ont pas vécu la déportation dans leur chair, - eux de tous âges - eux avec leur vision de l'instantané : " Pourquoi aujourd'hui le message n'est-il point entendu ? " Ces artistes sont devenus les témoins actifs et font écho à la conscience de notre Maintenant. Que cet ouvrage nous permette de rester citoyens du monde. Oeuvre d'art, acte de création, ces artistes ont déployé leur génie au service de notre liberté.

TOME 2. Le poète Gaston Criel écrivit à Max Jacob qui s'empressa de lui répondre : " Bien sûr ! tu dois me tutoyer. C'est un honneur et une joie pour un vieillard d'être tutoyé à égal par un jeune. J'ai besoin d'encouragement pour ne pas crouler dans le désespoir... " Ces " Lazare ", ces revenus, ces revenants, ces ombres, et fantômes qui tutoyaient la mort et la vie, la vie et la fin, aujourd'hui, nous devons les tutoyer dans une leçon d'espoir, de civisme, d'histoire et de raison. La raison de l'homme restée debout, qui nous autorise ce brin de route commun et cette présence tutoyée, pour qu'enfin l'homme retrouve sa place et son chemin. Jacques Weber nous écrira : " Que peut apporter et que veut dire mon regard sur ces témoignages à vif, sur la cruauté de notre récente histoire ? " Mais avant que l'oubli ne s'empare de notre " bonne conscience ", avant que la vague ne soit si grande qu'elle ne pourra que nous submerger, faisons acte de civisme et de création, rendons-nous compte à temps des dangers qui menacent la République et faisons face à la Vérité, parfois si terrible à voir et à entendre, mais entendons-la à travers la sensibilité de ces artistes, jeunes et moins jeunes, qui nous ouvrent la porte de leur création vers un avenir dans la tolérance. Oeuvre d'art, acte de création, des artistes ont déployé de leur génie au service de la Liberté.

Sylvie Graffard, Léo Tristan : Les Bibelforscher et le nazisme (1933-1945), ces oubliés de l’Histoire.

 Aussi en italien, allemand, anglais, espagnol…. 1999

Prix : 20 euros + frais de port

 

Ouvrage de luxe, numéroté tirage limité (34 €).

François Béchu : Mendel Shainfeld, le deuxième voyage à Munich.

 1998.

Prix : 10 euros + frais de port

Fondation pour la mémoire de la Déportation : LE LIVRE-MEMORIAL des déportés de France, arrêtés par mesure de répression et dans certains cas par mesure de persécution 1940-1945.

 Ouvrage en quatre tomes. 2004. 

 

Prix : 95 euros (nous consulter pour les frais de port)

Maurice Federman : Reflets ? Présenté par sa fille Vera Feyder.

 2001.

Prix : 10 euros + frais de port

Jean-Claude Dumoulin : Du côté des vainqueurs, au crépuscule des crématoires.

1999.

Prix : 13 euros + frais de port

Mariano Constante : Le partisan espagnol.

Préface de Pierre Daix, postface d’Antonio Munoz Molina. 2004. 

Prix : 22 euros + frais de port

Il est des hommes pour qui s'engager est une histoire d'honneur, Mariano Constante est de ceux-là. A 16 ans, il rejoint les troupes républicaines durant la guerre d'Espagne. Malgré son jeune âge, il est vite gradé et se retrouve lieutenant en 1939. Après un passage au camp d'" accueil " de Sepfonds, construit au fur et à mesure des arrivées, il s'engage dans l'Armée française. Fait prisonnier en Moselle par les Allemands, en pleine Débâcle, on lui propose de rejoindre ses parents dans les Deux-Sèvres (Thouars) à condition qu'il abandonne ses activités au sein du Parti communiste, mais il refuse. Par la suite, la solidarité envers ses camarades de combat l'empêche de saisir l'occasion de s'évader. Ses amis le lui reprocheront. Il ne saura que plus tard que cela lui aurait évité de vivre quatre années d'enfer concentrationnaire. Mais auparavant il se retrouve interné au stalag XVIIA parmi les " rouges espagnols " méprisés de tous, même des officiers français. Mais ces Républicains sauront se faire respecter grâce à leur grande loyauté. En avril 1941, ils sont transférés au camp de Mauthausen, que l'auteur ne quittera qu'en 1945. Homme de conviction, notre partisan espagnol a passé les épreuves les plus difficiles, avec la fierté de son peuple et la certitude qu'il était du côté des justes, celui de la liberté. Il avait en lui l'image de la France des droits de l'Homme. Même si tous les Français ne l'ont pas toujours bien accueilli, sa foi en la France est restée intacte et jamais ébranlée.

Neus Català : Ces Femmes Espagnoles de la Résistance à la Déportation, témoignages vivants de Barcelone à Ravensbrück

Préface de Geneviève de Gaulle Anthonioz. 1994. 

Prix : 21 euros + frais de port

Claude Bessone, Jean-Marie Winkler : Le « Douaumont de la Déportation », le projet d’ossuaire du camp de concentration de Mauthausen, exhumations et rapatriement des corps 1955-1961.

Préface de Hans Marsalek. 2007.

Prix : 20 euros + frais de port

Claude Bessone, Jean-Marie Winkler : L’euthanasie nationale-socialiste, Hartheim Mauthausen 1940-1944.

Préface de Lionel Richard. 2005. 

Prix : 17 euros + frais de port

Anne Bernou-Fieseler, Fabien Théofilakis : Dachau, mémoires et histoire de la déportation, regards franco-allemands.

Prix : 18 euros + frais de port

A l'occasion de la commémoration du 60e anniversaire de la libération du camp de Dachau, un colloque franco-allemand " Mémoires et histoire de l'expérience concentrationnaire " a été organisé à Munich les 29 et 30 avril 2005. Prenant acte du retard de la recherche historique concernant la déportation politique et de l'urgence en cette période tournant à entendre les témoins, les organisateurs, Anne Bernou-Fieseler et Fabien Théofilakis, ont voulu à la fois faire œuvre de mémoire, en donnant la parole à d'anciens déportés francophones devant un public allemand et français, mais aussi œuvre d'histoire, en réunissant des universitaires français, allemands et américains, autour des thèmes de la déportation, du témoignage, de la mémoire et de sa transmission. La manifestation, tenue sous le patronage conjoint des ministres des Affaires étrangères allemand et français, a cherché à promouvoir une mémoire européenne de cette page d'histoire qui concerne désormais trois générations. La publication des actes du colloque en France et en Allemagne permettra sans doute d'ouvrir le rapprochement franco-allemand sur d'autres perspectives mémorielles que les célébrations habituelles.

Moshe Ben-Schaul : Ecrits dans la cendre, anthologie de la poésie hébraïque de l’après-shoah.

 Préface de Hana Ya’oz. 1997. 

Prix : 13 euros + frais de port

L’Association Buchenwald Dora et Kommandos : Résister à Buchenwald, les Français et la Résistance à Buchenwald 1943-1945.

Prix : 13 euros + frais de port

L'association Buchenwald Dora et ses Kommandos a eu l'originale et précieuse idée de publier ces rencontres que nous retrouvons dans ces pages et dont M. Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux anciens combattants, dira en présentation : " J'exprime ma reconnaissance aux témoins qui acceptent d'évoquer l'enfer dont ils sont revenus. En mémoire de leurs camarades disparus dans la nuit et le brouillard et pour les jeunes générations, leur témoignage est essentiel ". C'était une gageure ou une épreuve de force et d'intelligence que de restituer l'esprit et retracer l'histoire de cette période. II nous est donné de savoir non seulement l'attitude des Français dans ce camp de la mort, mais surtout leur résistance. Ce savant mélange de témoins vivants et d'historiens nous apporte une diversité d'opinions, d'approches, de compréhension et une réalité pendant cette période certes douloureuse mais ô combien héroïque. Guy Ducoloné, en ouverture de ces pages, rappellera ce qu'il avait écrit à cette époque : " Depuis dimanche dernier le camp se vidait ; ce furent quelques jours d'angoisse car évacuation signifiait départ sur la route à pied avec la perspective pour les traînards de tomber sous les coups de ces brutes à tête de mort, de ces assassins, de ces SS qui ont fait tout ce qui leur était possible de faire pour déconsidérer le nom d'allemand... Mais vers les 10 h, alarme, sirène jamais entendue. Son lugubre prolongé. Ce sont les chars. Les Américains sont près. Après quelques heures d'attente, alors que les alliés sont encore à quelques kilomètres des hommes sortent des blocks - des internés et l'on voit les miradors, les postes SS attaqués. Le camp se délivre... Puis c'est l'entrée des Américains. Nous sommes libres. " Michel Reynaud

Amicale de Mauthausen, Paris/Amical de Mauthausen de Barcelona : La part visible des camps, les photographies du camp de concentration de Mauthausen.

Ouvrage bilingue espagnol/français. 2005. 

Prix : 33 euros + frais de port

Gerhard Leo : Un Allemand dans la Résistance, le train pour Toulouse.

 Préfaces de Bernard Thibault et Gilles Perrault. 1997. 

Pour la première fois, un Allemand ayant combattu dans la Résistance française parle. Son père, avocat, défenseur de l'armée française contre Goebbels, sera déporté en 1933. Son fils, âgé alors de 10 ans, deviendra antinazi. Exilé en France, il entre dans la Résistance française intérieure. Il y est un des rares Allemands (ils furent une centaine). L' oeil de l'exilé sur cette France occupée. 

 

Prix : 19 euros + frais de port

Arnaud de Vogüé : Carnets de guerre, ma campagne de Dunkerque 10 mai 1940-1er juin 1940.

Prix : 23 euros + frais de port

Ces jours, douloureux pour la France, de la débâcle sont décrits dans ces pages. Arnaud de Vogüé nous rappelle que « Quand on commencera à se préoccuper sérieusement d'écrire l'histoire véridique de cette lamentable guerre de mai-juin 1940, ce récit d'un témoin authentique... sera peut-être considéré comme intéressant... » 

Marie-Claire Scamaroni : Indomptable et Rebelle, histoire d’une vie de 1913 à nos jours.

Prix : 20 euros + frais de port

Ce livre conte cette femme qui sut dire non à l'occupant, à la collaboration, à la défaite, mais aussi oui à la France, à la liberté. Marie-Claire Scamaroni a repris à son compte le dernier message de son frère Fred " La Corse restera française ", ce jeune préfet qui n'a que 25 ans quand le général de Gaulle le nomme en Corse. Ce frère trahi, affreusement torturé, se donnera la mort dans son cachot de la citadelle d'Ajaccio en 1943. Dans ces pages, nous lisons la naissance de cette rebelle, son parcours dans la France suivant les nominations de son préfet de père et elle laissera dans de nombreux départements un souvenir impérissable. Son amour pour son pays, pour la justice, pour la vérité, le don de soi et la liberté la guideront naturellement vers la Résistance. Ce texte plein de réalisme et de tendresse nous évoque le Paris du début du Xxe siècle, l'après-guerre, son métier d'avocate, préférant divorcer que de vivre avec un mari qui avait choisi la France de Vichy, sa résistance et celle de son bébé (la plus jeune résistante à ses dires), ses premiers pas, son engagement citoyen dans l'après-guerre et sa vie s'écoulant toujours dans l'événement tout au long du siècle. Elle nous parle aussi avec amour, humour, tendresse, la chair de sa terre corse, où nous flânons de Bonifacio à Ajaccio. Ce récit est plus que le combat d'une femme, c'est l'histoire d'une famille mêlée à l'Histoire de notre pays. Ce livre attendu est plus qu'un événement : c'est un chant, un combat, un hymne certes à la vie, mais aussi à la France, terre des libertés, et c'est ainsi que nous deviendrons lecteurs fervents de cette " Indomptable et Rebelle ".